mercredi 27 juillet 2011

Le printemps arabe 6 / Epiphania

... ou la résurrection des morts

Nom antique de la ville des Norias sur l'Oronte, qui n'élevaient plus que la complainte des âmes mortes et qui doivent aujourd'hui chanter leur retour.
Hormis l'aspect fantomatique des revenants animés de mains de maître par une puissance "supérieure" le seul rapport qu'il y ait entre ce collage et le printemps arabe est dans le titre. Épiphanie, l'apparition d'une lueur, celle probablement du phare des libertés éclairant cette résurrection.

samedi 2 juillet 2011

Le printemps arabe 5 / Le printemps africain 1


Machine désirante

Ou comment se fait la propagation du processus révolutionnaire : par pollinisation. A l'heure où des activistes parisiennes ont fait de l'instigateur de plaisirs leur oriflamme, un vrai printemps est en gestation au pays de l'or noir. Il arrive en voitures conduites par des femmes qui ont décidé d'en finir avec les interdits de vieilles badernes, tandis qu'un autre pointe le bout de son nez en terre africaine au cri de  "Y'en a marre", qui n'a rien à envier à "dégage".
http://www.youtube.com/watch?v=gc2LwN7J_GY. 
PS: Il existe une version parlante de ce collage qui fera l'objet d'une prochaine publication

vendredi 10 juin 2011

La dynamique du collage...

(Mafatif el a7lâm - Les clés des rêves)
...et du rêve

"le rêve procédait à une véritable déconstruction de l'univers du dormeur et à une fabrication de "mondes possibles". Autrement dit, le rêve est un inlassable fabricant d'hypothèses. C'est là sa principale dynamique. Il puise évidemment ses matériaux dans l'expérience du rêveur, ses perceptions, ses pensées, ses souvenirs -ses problèmes, surtout ! Il fragmente ces matériaux en éléments discrets et les recombine en assemblages nouveaux qu'il présente au dormeur comme des scènes vécues, ainsi que l'on projetterait un film. De là, cette sensation d'étrangeté. Il est à la fois expérience intime, mais aussi externe puisque le rêve est perception".

Tobie Nathan sur "La nouvelle interprétation des rêves"
dans Libération NEXT  N° 36/ 04.06.11

samedi 28 mai 2011

Karl Waldmann, collagiste / LPDEFPT


 Magasin d'art

Qui invoquer d'autre que Maïakovski et Rodtchenko pour saluer la pose d'une nouvelle pierre dans l'édifice de l'art collagistique. "Les collages de Karl Waldmann" aux éditions Jannink sous la direction de Jean-Phillipe Cazier est un ouvrage qui élève l'art d'assembler les fragments, d'agencer les images et d'amalgamer les sens au rang de science exacte (s'il en fut). Evénement  d'autant plus remarquable que le livre s'efforce plus de nous mettre sur la piste d'une énigme qu'il ne cherche à la résoudre. A l'image même de l'oeuvre de quelqu'un dont la seule chose qu'on sache de lui est qu'il est "né dans l'avant dernière décennie du XIX° siècle dans les environs de Dresde (ex RDA) et disparu avec sa compagne russe dans un camp de travail en URSS" (vers 1958). On ne dispose de rien d'autre sur son passage sur terre que quelque 1 200 collages découverts par un journaliste  (anonyme ?) sur "le marché des Polonais" en 1989 à Berlin, au moment de la chute du mur.
Pascal Polar (philosophe et galeriste à Bruxelles), qui évoque à propos de son oeuvre "un roman structuré comme un essai sur la folie du XX° siècle" a créé un musée virtuel http://www.karlwaldmannmuseum.com/ que pourront visiter ceux qui n'auront pas eu la chance de se procurer un exemplaire du livre sur les 1 800 disponibles.

dimanche 22 mai 2011

DSK et FMI, une affaire d'Or.

A Léo.
 Un fait divers à la surface du pois chiche planétaire.

Une scène de cul interracial dans un Loft Story mondialisé. Jean-Edouard et Loana dans la piscine du tribunal new yorkais. Un cours international de droit américain. Une histoire obscène de gros sous qui se règlera à coup de pognon à défaut que ce soit de bite. Une preuve que tous les hommes et les femmes, qu'ils soient juifs français  ou noirs musulmans, Américains, Européens, Latinos, Arabes, Asiatiques ou Africains, sont les mêmes. Qu'ils ont les mêmes pulsions, à la différence qu'il arrive parfois que quelques uns ne les contrôlent plus, perdent pied, lâchent prise et éclaboussent de traces d'ADN nos écrans cathodiques et numériques faisant parler tout le monde, surtout ceux qui n'ont rien à dire.

dimanche 8 mai 2011

Héliogabale, le dindon de la farce


Ou Elagabal

   Qu'il se soit pris pour le grand prêtre du Dieu soleil ou qu'il ait été une préfiguration du Vieux de la montagne, l'empereur romain qui a dirigé la Syrie de 218 à 222 de notre ère sous le nom de Marcus Aurelius Antoninus a eu un règne marqué par les massacres et les orgies. Mais c'est surtout sa fin, telle que relatée sur le site  http://www.empereurs-romains.net/emp26.htm,  qui retiendra l'attention :
"...la foule furibarde envahit le palais, et ce fut le carnage… Les favoris et les mignons de l'empereur furent d'abord littéralement dépecés, émasculés, empalés ("afin que leur mort fût en conformité avec leur vie", dit le chroniqueur). Ce fut ensuite le tour de l'empereur qui fut massacré dans les latrines du palais. Son corps fut traîné à travers les rues de Rome, puis la populace tenta de jeter le cadavre aux égouts, mais, comme les conduits étaient trop étroits, l'impérial cadavre fut finalement balancé dans le Tibre (11 mars 222)". Le récit d'empereurs-romains.net précise également " qu'après l'assassinat d'Élagabal, la populace, qui venait de dépecer son empereur se livra un violent pogrom anti-chrétien où le pape Calixte perdit la vie : écharpé par la foule, on lui attacha une pierre au cou et, en visant bien, on le jeta d'une haute fenêtre dans un puits profond. Ce massacre tendrait à prouver que les Chrétiens de Rome étaient, pour le moins, considérés comme des amis et des alliés de l'empereur-grand-prêtre Élagabal". 
    Un récit qui fait froid dans le dos si l'on pense, comme Hegel, que les grands faits de l'histoire du monde et ses personnages "apparaissent pour  ainsi dire à deux reprises" et comme Marx, qui ajoute : "la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme farce".

lundi 11 avril 2011

Le printemps arabe 4


La révolution du grain de beauté

Il ne manque plus que les femmes, qui normalement soutiennent la moitié du ciel selon la formule du grand timonier Mao Zedong, pour qu'advienne le printemps de Dimashk ach cham. Elles sont encore absentes de la vague Ach cha3b yourid iskât an nizâm. Cachées, exclues ou recluses ? les raisons en sont sans doute nombreuses mais sans elles, la révolution du grain de beauté sera avortée avant même d'avoir été conçue.

Collage qui restera à l'état virtuel jusqu'à ce que le soleil se lève sur le  Mont Qassioun.
 http://syrie.blog.lemonde.fr/

lundi 21 mars 2011

Ach cha3b yourid


Au Japon de tête et de coeur
 
Ach cha3b yourid
Le peuple veut

Ach cha3b yourid iskât at tsunami
Le peuple veut la chute du Tsunami

Ach cha3b yourid hurriyat'al mila7a al zehniyya
Le peuple veut la liberté de navigation mentale

Ach chou3oub tourid chourouk ech chams
Les peuples veulent que le soleil se lève

vendredi 18 mars 2011

Le printemps arabe 3


Entre Tsunami à Fukushima 
et "bain de sang" en Cyrénaïque et Tripolitaine,
l'étincelle Bouazizi luit encore 
dans les ténèbres qui assombrissent la saison. 
Il va sans doute être trop tard 
pour qu'elle connaisse son exclosion à nowrouz,
mais la première montée de sève semble vouloir repartir 
après l'épisode d'occlusion par les sables des Kadhafas . 
Malgré la menace d'une rupture du processus
au niveau des deux mers,
rien n'empêche la sève de prendre des chemins détournés 
pour que la rose rouge vif de ce printemps fleurisse 
jusqu'aux pieds des monts Elbourz.

mardi 8 mars 2011

La part des femmes


(re) Au marché de Picpus

Sans la participation des femmes à la cueillette des têtes des tyranneaux de banlieues qui terrorisent les populations arabophones et persanophones du Golfe à l'Océan , la révolution en cours restera inachevée. C'est à elles d'intervenir maintenant pour expulser turbans et brodequins qui écrasent physiquement et mentalement depuis des décennies des peuples qui se soulèvent enfin pour réclamer leur part de ciel et de soleil, pour vivre de la seule manière possible, c'est à dire tout haut et au grand air.